CITE H

CITE H
(18 04 2007)
spectacle au lavoir moderne parisien

CITE H

Scénario : Carlo Boso et Gilbert Bourébia
Mise en scène : Gilbert Bourébia
Chorégraphie : Nelly Quette
Chant : Cécile de Kervasdoué et Nathalie Waller
Pantomime : Benoît Turjman
Slam : Rouda
Costumes et accessoires : Andréa Schulz et Julie Le Pallec
Décors : Irène Ruszniewski
Maquillage : Marie-Pierre Bureau du Colombier

« Cité H » est une fable contemporaine et urbaine. Ecrite par Carlo Boso et Gilbert Bourébia, mise en scène par Gilbert Bourébia, il s’agit du 5ème épisode des « Histoires Urbaines », jouées depuis 1996 sur des tréteaux de Commedia dell’Arte.

Les « Histoires Urbaines » développent des scenarii originaux tirés de faits réels, puisés dans l’histoire même des quartiers où les pièces prennent forme. Depuis plus de dix ans, la Cie du Mystère Bouffe nourrit ses créations artistiques d’un travail de terrain, en s’installant en résidence dans des cités de la banlieue parisienne. Le principe de ces résidences consiste à collecter l’histoire du quartier, sous forme d’anecdotes et de souvenirs, puis à leur donner vie par le biais d’ateliers théâtraux. Les scenarii retranscrivent alors la mémoire du quartier en s’appuyant sur des thèmes le plus souvent liés aux problèmes d’immigration, de chômage et d’intégration.

L’histoire se passe dans une cité imaginaire. Le centre commercial Continent et le tabac Chez Ginette viennent de se faire braquer par deux inspecteurs de police corrompus. Le sac d’argent volé circule de main en main, et les histoires d’amour de cœur en cœur. Sous le regard impuissant du commissaire Mollard, le butin dérobé est le témoin des petites douleurs, des grands drames et des joies de la vie dans la cité. Il cristallise les différences et les contrastes, les jalousies et les violences, les amitiés et les coups de foudre.

Policiers et boulangères, contrôleurs RATP et marginaux, tous auront à choisir la clé de leur propre bonheur : l’amour ou l’argent…

Contée avec rire et dérision, « Cité H » interroge notre sensibilité, en jouant sur les ressorts tragicomiques de la Commedia dell’Arte. Leçon d’optimisme ou leçon de réalisme, la solution est ici collective : dans les « grands ensembles », Le bonheur c’est peut-être justement d’être ensemble.





« Cité H », une cité à lettre muette
Le « H » est la seule lettre muette de notre alphabet.

« Cité H » interroge les « Handicaps » de notre société et traduit ainsi l’idée d’un quartier dépossédé de son image, de sa parole. Une image et une parole captées par l’arsenal médiatique qui déferle à l’époque des tempêtes sociales et se désarme de lui-même au temps des accalmies.

« Cité H » symbolise la reconquête par un quartier d’une parole refoulée, qui appartient aux personnages qui le peuplent, l’animent et lui donnent vie. Ce nouvel épisode des « Histoires Urbaines » ouvre une fenêtre sur la vie d’une cité imaginaire, musée d’ethnographie sociale, qui concentre à bien des égards les tendances de notre société contemporaine.

Face au déficit d’accès à la parole publique, « Cité H » est un spectacle populaire qui s’entend à donner du sens aux mots, à réinjecter des sens dans la vie. C’est également une invitation à surpasser nos idées reçues, à dépasser les frontières invisibles.

La Presse

« … Depuis le temps que la compagnie va faire du théâtre dans les cités, elle en a bouffé, des anecdotes. Elle en a tiré une série d’Histoires urbaines, fables contemporaines façon commedia dell’arte dont Cité H est le cinquième épisode.
Endossant d’incroyables costumes savamment taillés dans des serpillières multicolores, les comédiens jouent et chantent les héros clés d’une cité. Des flics infiltrés, des « oxygénateurs » qui alimentent l’économie parallèle, une « femme émancipée » imbibée de Star Ac, des gosses qui tiennent les murs, une mère qui n’a pas vu revenir son fils, un contrôleur Ratp, une stagiaire « le métier à la mode »).Tous s’arrachent un sac de 100.000 € qui passe de main en main suite au braquage du Continent du coin, et va leur refiler d’affreux doutes en matière d’amour … » TELERAMA

« … C’est jubilatoire, fantaisiste, extrêmement visuel et accessible à tous. On adore ! … » LE PARISIEN

« … le plaisir de la comédie, le jeu des acteurs, le dynamisme sont au rendez-vous … » L’EST REPUBLICAIN

« … les comédiens y sont brillants, débordant d’énergie, maniant toutes les facettes du genre, espiègle et truculent, de la commedia dell’arte, cet art de l’improvisation, du geste et du masque. »
OUEST FRANCE

« Voici dix-huit ans que Mystère Bouffe sillonne campagnes et banlieues en revisitant la commedia dell’arte … Comment une tradition parfois confite dans le folklore, peut-elle redevenir une arme ? En revenant à ses sources, répond Bourébia, qui s’est livré à une exploration du sens politique de la commedia, qu’il réinvente en la panachant de différents langages et de rythmes brésiliens. »
CASSANDRE – Valérie de Saint-Do

Compagnie du Mystère Bouffe


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